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Avec Dominique Théraulaz, notre président et Romuald Boucheron notre conseiller départemental adjoint, j’ai assisté à la conférence : « Prévention sport-santé et lutte contre le dopage »
Cette conférence, organisée par la direction départementale de la santé, de la jeunesse et des sports, a eu lieu, le 19/11/07, à l’INSEAD de Fontainebleau. Elle a réuni d’éminents spécialistes en physiologie, en pharmacologie et des représentants du mouvement sportif et de l’état. Parmi les invités, il y avait : Philippe Portal, sous-préfet, exerçant les responsabilités de directeur du cabinet du Préfet de Seine-et-Marne. Patrick Malagoff, pharmacien et directeur de la Fondation du Sport au Comité National Olympique et Sportif Patrick Lavaure, directeur à la Direction Départementale de la Santé, de la Jeunesse et des Sports Jean-Pierre Fouillot, physiologiste
Après une brève introduction, cette conférence a démarré par la projection d'un film "Prévenir pour progresser" et s'est achevée par une remise officielle de la mallette "Le sport pour la santé":
La suite décrit sommairement les points abordés Le sport a une éthique :
Il véhicule les valeurs d’honnêteté, de solidarité, de citoyenneté. Le respect des règles est le respect de soi. Il préserve la santé et l’espérance de vie en évitant de mettre le corps dans une équation dangereuse où l’un des paramètres serait le dopage.
Le sport spectacle et professionnel : est-ce un facteur prédisposant au dopage ?
Le sport peut bien-sûr être pratiqué professionnellement et médiatisé. Si l’éthique de l’argent ne devient pas l’éthique du profit, la dérive vers le dopage semble très faible. Mais lorsque l’argent est la seule finalité, il y a danger d’un dopage organisé et sauvage. Le sport se transforme alors en jeux de gladiateurs, ce qui finira par le faire disparaître. En effet, comment apprécier une victoire, ou identifier le vrai champion, si les épreuves sont truquées. Le spectacle n’a plus d’intérêt !
Le 1er glissement vers le dopage :
Pour Jean-Pierre Fouillot, «le développement de l’usage des compléments alimentaires relève aujourd’hui de la conduite dopante. Le recours devrait être réduit.
Les produits d’hydratation et d’apports glucidiques sont indispensables pour éviter la déshydratation ou l’hypoglycémie lors d’un exercice de longue durée.
Mais la recherche du produit en vue d’améliorer la performance est déjà en soi une démarche de dopage».
Même légale, la prise de complément met l’athlète en face de sa propre définition de ce qu’est une «performance naturelle». Et là, chacun place le curseur où il l’entend.
Extrait sur libération.fr du mardi 9 octobre 2007
Il est normal de corriger les déficits pour récupérer après l’effort. Boire de l’eau et reconstituer le stock de glycogène est essentiel. Mais dans l’esprit, cela diffère fondamentalement d’une consommation de compléments pour produire de la performance. Le surdosage en vitamines, en protéines (d’ailleurs inutile puisque l’excès est éliminé) est déjà une étape discutable. Dans ce cas le 1er pas vers une conduite dopante est déjà franchi. De plus, il faut savoir que certains compléments alimentaires sont pollués par des substances véritablement dopantes. Certains sont contaminés jusqu’à 16 % de leur volume.
La prévention des conduites dopantes et du dopage :
Comme l’a mentionné Patrick Lavaure, directeur départementale de la Santé, de la Jeunesse et des sports, chacun doit participer à la prévention. Avec la constitution d’un réseau d’acteurs dans les métiers du sport, la transmission du savoir dans ce domaine sera nettement plus efficace.
La diffusion du message sera aussi l’occasion d’insister sur l’intérêt de la licence. En effet, une licence est un véritable engagement à ne pas tricher
Le dispositif de surveillance médico-sportif :
Il s’étoffe régulièrement en développant un service de veille. Il se base sur des études épidémiologiques. Il cherche à sensibiliser particulièrement les jeunes aux moyens de recommandations.
En 2008, il mettra en œuvre un passeport biologique de l’athlète. Celui-ci ne sera plus contrôlé seulement de manière inopinée à l’entrainement ou en compétition. Le sportif sera suivi en vérifiant si certains paramètres sanguins, par exemple, auraient subit d’étonnantes modifications
L’échelle de dangerosité :
Le dopage pose à la fois un problème médical, de performance et de risque d’accidents. 99 % des médicaments sont à la base des produits dopants. Le dopage est une déviance du médicament en multipliant la dose thérapeutique. La combinaison de ces substances à fortes doses est extrêmement dangereuse.
Certains produits, comme le cannabis, limite de plus la vigilance du sportif. Pour certains sports où la précision du geste est indispensable à la sécurité, le risque d’accident s’ajoute donc à la toxicité. Le sportif ne peut plus identifier les barrières de danger à ne pas franchir.
L’entrainement :
La lutte contre le dopage passe également par une bonne gestion de l’entrainement et de la préparation physique. Elle s’inscrit dans un calendrier des compétitions, pour optimiser la performance et la cadence des entrainements
Le sport est une reproduction de la performance, de la compétition, de l’entrainement . Cette récurrence s’oppose au sport dopé qui produit des exploits qu’occasionnellement, le jour J de la compétition
La lutte contre le dopage passe également en expliquant que le sportif de haut niveau notamment doit accepter ses limites. On fait avec ce que l’on est. C’est le travail qui compte. C’est le chemin avant tout qui compte pour battre un record et non le record lui-même.
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