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...C’est une affirmation de Vorobiev, double champion olympique et entraineur national en haltérophilie à l’époque de l’Union Soviétique.
La force produite par les muscles ne contribue donc qu’à moitié dans l’arraché !
Même si ce n’est pas toujours dans les mêmes proportions, cela est aussi vrai pour tous les gestes sportifs.
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D’ailleurs la technique a pour objectif d’augmenter le rendement du geste sportif en économisant de la force musculaire pure.
Autrement dit, si l’on est bon technicien, on profite au maximum de la force disponible ; ce qui augmente les chances de monter sur le podium. A l’inverse, en préparation physique, pour isoler la composante musculaire de la force, il faut neutraliser la technique.
Aussi un spécialiste du développé "couché", pour renforcer son grand pectoral, fera autre chose que des développés "couché". Il les maîtrise trop sur le plan technique !
Quels sont alors les générateurs de force du corps autres que les muscles proprement dit ? La biomécanique nous donne des réponses et précise que la force est fonction :
- de l’appareil ostéo-articulaire,
- de la souplesse musculaire,
- de la mobilité articulaire,
- de la motricité,
- des sens proprioceptifs (équilibre) et kinesthésiques (sens du mouvement),
- d’une bonne condition cardio-vasculaire et respiratoire (retour veineux, pressions thoracique et abdominale…
- etc…
Bref la force dépend d’un ensemble de qualités physiques qui n’ont souvent pas de pertinence pour le novice. Par contre, cela devient fondamental pour l’entraineur formé ou au moins informé.
Prendre en compte « l’intelligence » du mouvement et sa complexité est essentiel pour faire progresser le sportif durablement, efficacement, et avec un maximum de sécurité.
Par exemple grâce à la biomécanique, l’entraineur ou le sportif averti peut :
- comprendre les principes de la mécanique (énergies, forces, vitesse, accélération…) sous-jacents au mouvement du pratiquant des sports de force.
- identifier les facteurs susceptibles de limiter ou de contrarier ces mêmes mouvements (limites physiologiques, impact sur la motricité…)
- prendre en compte certaines spécificités anthropométriques et individuelles (poids, taille, morphotype…)
- modéliser le corps comme un système neuro-musculo-squelettique (interdépendance des structures et des fonctions dévolues aux mouvements…)
- analyser la dynamique (causes qui engendrent le mouvement) après une analyse cinématique (scénario du mouvement)
Bien sûr, il ne faut pas tomber dans l’excès. L’être humain ne peut pas se réduire à un ensemble de segments articulés. Si c’était le cas, notre gestuelle serait saccadée comme celle d’un robot.
Une approche trop « mécaniste » ignore d’autres nuances, d’autres facteurs de modulation du mouvement comme la psychologie des émotions ou le rôle du corps dans l’expression et la communication (besoin d’identité, besoin d’affirmation de soi, de reconnaissance au sein d’un groupe…)
Pour aller plus loin : il n'y a pas besoin de jouer aux echecs pour faire du sport cérébral. Il suffit de faire de la musculation "intelligemment". Articles associés |