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S’entrainer en force, faire de la musculation, c’est se préparer à faire face à certains problèmes cruciaux que l’on peut rencontrer dans la vie courante. | C'est l'idée de Frédérick Lafosse club de Longjumeaux (ici préparant l’une des sportives à l’échauffement au Championnat Régional de développé couché à Vert Saint Denis le 20 janvier 2007) |
Nous avons certainement tous des mauvais souvenirs qui gênent au moins de temps en temps notre existence. Ce sont autant d’épisodes émotionnels non résolus et intrusifs pour notre conscience. Cette rémanence (phénomène qui persiste, demeure, même après la disparition de la cause) peut être atténuée par l’effort sportif.
Celui-ci est un moyen qui facilite le recentrage sur soi. Il permet de se laisser moins distraire par un mauvais souvenir voire post-traumatique…
La musculation, la force, l’haltérophilie me paraissent particulièrement adaptées pour atteindre cet objectif. En effet, il est facile de suggérer une attention portée aux fonctions corporelles comme la tension musculaire, le rythme respiratoire… Avec l'augmentation de l'intensité de l'exercice, il semblerait de plus que les variables physiologiques deviennent prépondérantes (Parfitt et Eston, 1995) dans la perception de l’effort. L’individu ne peut plus les ignorer. Il est totalement focalisé sur ses sensations corporelles et pour le compétiteur sur la performance.
Avec le temps et l’entrainement, nombreux sont ceux qui m’ont confirmé pouvoir mieux faire face à leurs difficultés du quotidien et aux souvenirs douloureux. En fait, ils deviennent plus résilients
Qu’est ce que la résilience ?
La résilience (Wikipédia) est un phénomène psychologique qui consiste, pour quelqu'un touché par un traumatisme, à prendre acte de son traumatisme pour ne plus vivre dans la dépression et le poison que ce traumatisme peut causer. C'est « vivre avec », dans le sens où cela fait partie de la vie de cet individu, ne le diminue pas mais au contraire lui permet de revivre.
La Résilience pour lutter contre la rémanence des traumatismes :
Dans ce domaine Bernard Rimé est une très bonne référence Il est professeur à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’Université de Louvain à Louvain-la-Neuve, co-fondateur de l’unité de recherche "Émotion, Cognition et Santé" et ancien président de l’ISRE (International Society for Research on Emotion). Les notions de résilience et rémanence sont empruntées d’ailleurs à la physique des matériaux. Quand on connait un peu ce domaine cela permet de mieux comprendre par analogie. La résilience n'est pas seulement une dimension, c'est le résultat de multiples processus qui viennent interrompre des trajectoires négatives. Elle est dynamique et parmi les processus qui contribuent à la résilience, on a pu en repérer neuf :
- La défense-protection
- l'équilibre face aux tensions
- l'engagement-défi
- la relance
- l'évaluation
- la signification-valuation
- la positivité de soi
- la responsabilisation
- la création
Attention à ne pas devenir trop résilient. Il ne faut pas valoriser une résilience qui fait l’apologie de la performance. Il faut l’accompagner d’un travail sur l’identité et l’altérité. Le culte du Moi fort doit être banni et remplacé par une résilience sensée Articles associés |